LE MANUEL DES ENCADREURS

Le bon de commande

Les travaux commencent et finissent
par un bon de commande

D’après nos statistiques, le bon de commande n’est établi que par environ 20% des encadreurs.
Les données sont souvent transcrites sur des feuilles volantes, et même parfois au dos de l’estampe ou du tableau à encadrer.
Pourtant, le bon de commande est très révélateur de l’organisation de l’encadreur et joue un rôle très important pour son image de marque. Le bon peut être fait manuellement, ou par ordinateur si l’encadreur utilise un logiciel approprié.
Les données du bon de commande
Clauses de sauvegarde pour l’encadreur
Certains bons de commande comportent des phrases péremptoires et menaçantes du genre :
- Les tableaux non retirés dans les 6 mois deviennent de notre propriété.
- La direction ne répond pas des vols ou des dommages causés aux tableaux qui lui sont confiés.
Ces formules, sans valeur légale aucune, ne font qu’irriter le client.
Il est opportun, par contre, de contracter une assurance contre le vol ou les dommages subis par les œuvres à encadrer.
La clientèle appréciera beaucoup plus une phrase du type : “Les tableaux qui nous sont confiés sont assurés contre le vol et les dégâts éventuels”.
Des formules telles que : “La clientèle est priée de retirer les cadres dans les délais prévus” ne sont pas souhaitables. Il serait bien embarrassant d’avoir un jour à s’excuser auprès d’un client venu “dans les délais”, parce que son cadre n’est pas prêt.
Pour réduire au minimum les contestations, on mentionnera par exemple au bas du bon de commande : “Toute réclamation doit être accompagnée de la présentation du bon de commande”. L’encadreur se libérera ainsi du poids de contestations tardives, car il est peu probable que le client conserve bien longtemps son bon de commande. Certains encadreurs demandent à leurs clients de signer le bon.
C’est une mesure sensée du point de vue légal, mais pas toujours appréciée sur le plan commercial.
Le côté esthétique du bon de commande
Comment doit-il se présenter ?
Disons qu’une impression d’ordre et de clarté doit en émaner. S’agissant d’un papier à remettre dans les mains du client, il a aussi un rôle promotionnel et publicitaire à jouer.
Dans la conception du bon de commande, deux cas se présentent : y ferons-nous figurer un seul cadre à la fois, ou plusieurs ?
En Amérique, le premier cas est le plus fréquent. La PPFA (Association des Encadreurs Américains) elle-même fournit des bons pré-imprimés prévus pour un seul cadre. Il y a de ce fait plus de place pour la description des données. En outre, une copie du bon peut suivre le cadre tout au long du processus.
L’inconvénient, bien sûr, est la multiplication des copies pour un seul et même client. En effet, la moyenne des cadres apportés par une seule personne est de 2 environ.
Autre inconvénient, les frais de papeterie s’en trouvent augmentés d’autant.
Le compromis consiste en imprimés prévus pour l’enregistrement de trois ou quatre cadres.
L’espace est plus restreint mais, en revanche, tous les cadres commandés par un même client y tiennent dans la plupart des cas.
Troisième solution : les bons comportant une ligne par cadre, et des colonnes correspondant à chaque élément du cadre. Cela permet d’inscrire une grande quantité de cadres dans un espace restreint.
Pour la couleur, le blanc n’est pas souhaitable : le bon se confondrait avec tous les papiers, cartes et billets qui envahissent en général les portefeuilles et les sacs à main.
Le client vient retirer ses cadres, il fouille dans ses poches désespérément... et vous intervenez à point nommé : “C’est un petit billet vert”.
Pour les données, deux solutions possibles :
Les acheter tout faits ou les faire faire ?
Le bon est établi en deux ou trois copies, en fonction de l’organisation voulue par l’encadreur. L’original devrait être remis au client, mais certains encadreurs préfèrent le garder parce que les données y sont plus lisibles.
Une copie est jointe aux tableaux. Les phases suivantes du processus varient beaucoup en fonction du type d’organisation.
La marche à suivre que nous suggérons ci-dessous est le fruit de nombreuses années d’expérience :

Le fichier des bons de commande est conçu de façon à laisser visible les noms des clients, pour faciliter les recherches. Lorsque le jour de la livraison se rapproche et qu’il faut attaquer la préparation des cadres, le fichier donne un aperçu du volume des livraisons dans les jours qui suivent et il aide à mieux programmer le travail.
Lorsque les cadres correspondant à un bon de commande sont terminés, on les place sur une étagère des travaux à livrer, qui peut très bien être la même que celle des travaux en cours : tout dépend des structures disponibles.
Les bons des travaux finis sont rangés dans un autre fichier ne contenant que les cadres prêts pour la livraison.
Dans ce fichier, ils sont rangés par ordre alphabétique.
Lorsque le client vient retirer sa commande, il remet le bon correspondant à la copie contenue dans notre fichier et sur laquelle nous pouvons lire le code de l’étagère où se trouvent les cadres à prélever.

La Rinaldin propose le logiciel Frame37 pour préparer, mémoriser et imprimer le bon de commande.